chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
107 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Grégaire - Untitled Album

Chronique

Grégaire Untitled Album
La musique purement instrumentale, vous aimez-ça ? Et si c’est du doom post hardcore qui trempe ses gros doigts graisseux dans le sludge, vous appréciez aussi ? Eh bien dans ce cas il va vous falloir faire un sort au tout premier album des Français de GREGAIRE : « Untitled Album ». Hop, fin de la chronique, ce fut une affaire rondement menée !

Comment ça il faudrait en dire davantage ? Bon… Alors du côté de l’instrumentation, à l’image du titre de ce LP, il ne va pas falloir rechercher autre chose que la sobriété maximale : une batterie, une basse, deux guitares et c’est marre. En effet, ce n’est pas parce que tu n’as pas de chanteur qu’il faut te sentir obligé de foutre des arrangements de partout et de traîner à la sortie des conservatoires pour tenter de dévergonder une petite violoncelliste pré pubère ou une vieille harpiste vivant seule avec ses chats. Que nenni ! Ici, on n’entend que ce que l’on voit, c’est-à-dire quatre bonhommes, quatre instruments, accordés graves et citant PELICAN ou NEUROSIS comme influences, ce à quoi je pourrais ajouter SUMAC ou encore le génial (et tant regretté) DIRGE, les noms cités n'étant d’ailleurs là que pour essayer de situer le bordel car, musicalement, parlant, ce n’est pas que ça, même si l’on retrouve cette passion commune pour les métaux lourds.

J’avoue cependant que, dans ce genre de registre, une fois que j’ai entendu un groupe, j’ai un peu le sentiment de les avoir tous entendus : des ambiances plombées, des crescendos de puissance suivis de retombées mélodramatiques en arpèges clairs, des introductions éthérées ou des silences pesants, des explosions brutales, des caresses amoureuses, des langueurs d’apitoiement, des colères brusques, violentes, qui disparaissent aussi vite qu’elles sont apparues… C’est quand même dur de meubler sans chanteur dans le metal je trouve… Sauf si tu t’appelles BEHOLD THE ARCTOPUS ou RUSSIAN CIRCLES évidemment mais là n’est pas la question. Ici, même avec toute la bonne volonté du monde, je n’arrive pas à me défaire de l’idée qu’un frontman bien rocailleux apporterait un vrai truc en plus parce que les quatre compositions (je ne compte pas la classique outro) sont vraiment très bien fagotées, riches et versatiles sans pour autant parvenir à me faire totalement oublier l’absence d’un vocaliste.

Pour comparer, je prendrai par exemple « Panopticon » : le chant y est minimaliste et les morceaux d’une subtilité incroyable mais si on le rendait à 100% instrumental, il perdrait pour moi de sa magie. Ainsi, quand GREGAIRE introduit un sample de discours dans « Instinct », c’est évident pour mes oreilles que l’intensité vocale fait décoller le titre et lui apporte une profondeur qu’il n'aurait pas eu sans. Bien entendu, cela est foncièrement subjectif, un avis certainement dicté par le fait que je ne me suis pas encore affranchi des codes métalliques où des cordes vocales sont nécessaires, c’est juste que lorsque la musique tend à principalement se construire sur des bases rythmiques, je trouve que l’on atteint vite les limites de l’exercice. Je n’écouterai pas aussi souvent « Times of Grace » sans les voix, c’est une évidence.

Il reste que le quatuor a quand même de très belles ressources à faire valoir, « Speak for us » en premier lieu et que Cold Dark Matter ne s’est sans doute pas trompé en co-produisant le disque car le potentiel émotionnel est énorme. GREGAIRE : un nom dont on devrait rapidement entendre davantage parler.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Grégaire
Sludge Doom Post Hardcore Instrumental
2022 - Indépendant
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Grégaire
Grégaire
Sludge Doom Post Hardcore Instrumental - 2022 - France
  

formats
tracklist
01.   Instinct  (07:13)
02.   I Believed  (04:02)
03.   From the Depths  (08:33)
04.   Speak Up for Us  (06:48)
05.   Outro  (02:03)

Durée : 28:39

parution
26 Novembre 2022

Essayez aussi
Bongripper
Bongripper
Hippie Killer

2007 - Autoproduction
  
Black Bile
Black Bile
L’oratoire

2023 - Frozen Records
  
Gloson
Gloson
Grimen

2017 - Art Of Propaganda
  
Vous Autres
Vous Autres
Champ Du Sang

2019 - Sleeping Church Records / Sludgelord Records
  
Subterraen
Subterraen
In the Aftermath of Blight

2024 - Frozen Records
  

Primordial
Redemption At The Puritan's...
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2024
Jouer à la Photo mystère
Unearthly Rites
Ecdysis
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2024
Jouer à la Photo mystère
Full Of Hell
Coagulated Bliss
Lire la chronique
Hyperdontia
Harvest Of Malevolence
Lire la chronique
Hardened
Pale Eternal Fog
Lire la chronique
Sol
Promethean Sessions
Lire la chronique
Ernte
Weltenzerstörer
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juin 2024
Jouer à la Photo mystère
Amenra
Skunk (Film)
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2024
Jouer à la Photo mystère
Ufomammut
Hidden
Lire la chronique
Sermon
Till Birth Do Us Part
Lire la chronique
Iron Monkey
Spleen and Goad
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2024
Jouer à la Photo mystère
Le DSBM, c'est RASOIR ou tu as ça dans les VEINES ?
Lire le podcast
Coffins
Sinister Oath
Lire la chronique
Castle Rat
Into The Realm
Lire la chronique
European Tour - Spring 2024
Bell Witch + Thantifaxath
Lire le live report
BELL WITCH
Lire l'interview
Subterraen
In the Aftermath of Blight
Lire la chronique
Diabolus In Musica - Exposition Philharmonie de Paris
Lire le dossier
Civerous
Maze Envy
Lire la chronique
Slimelord
Chytridiomycosis Relinquished
Lire la chronique
Redstone
Immortal (EP)
Lire la chronique
Yawning Man
Long Walk Of The Navajo
Lire la chronique
Campaign for Musical Destruction Tour 2024
Master + Napalm Death + Pri...
Lire le live report
Knoll
As Spoken
Lire la chronique
Near Death Experience
Brief is the Light
Lire la chronique
Darkspace
Dark Space -II
Lire la chronique