chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
171 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Horn Of The Rhino - Summoning Deliverance

Chronique

Horn Of The Rhino Summoning Deliverance
En musique, il y a les grands groupes, ceux qui ont marqué au fer une scène ou un style par des disques novateurs et excellents. Il y a aussi les petits groupes, ceux qu'on aimerait voir plus connus qui, sans changer quoi que ce soit, correspondent tellement à ce qu'on recherche qu'ils prennent une place privilégiée dans notre esprit. Et il a ceux où, vraiment, on ne sait pas, si ce sont des grands petits ou des petits grands, tant leurs mixtures personnelles évoluent loin des canons actuels, fermés au monde, mais jamais trop loin du génie.

Horn of the Rhino est de ceux-là. La formation menée par Javier Gálvez semble n'avoir que faire des questions d'évolution ou innovation qui encombrent nos têtes, une justification à dire qu'un album trop similaire au précédent nous parle moins. Non, les Espagnols ne se sont pas mis au metal progressif ou au drone avec Summoning Deliverance. Ils restent cette bête au territoire bien circonscrit, entre metal extrême et élans rock renvoyant à une pléthore d'autres entités mais qu'on retienne ceci : comme les plus féroces dominateurs, les créateurs de Weight of Coronation tiennent toujours à ce que le sol qu'ils foulent restent LEUR sol. Et personne n'est prêt à leur revendiquer.

Peut-on en vouloir à Horn of the Rhino devant cette maîtrise dont Grengus n'était qu'un exemple au sein d'une discographie sans faille ? Summoning Deliverance est une nouvelle preuve de la main-mise du trio sur le terrain des musiques lourdes et sensuelles, où le masculin est la conjugaison première. Aucune raison d'être fatigué de leur orgie entre death, doom et rock à l'écoute du brûlot « Exvenhstench » où les Espagnols se font macabres et frontaux, destructeurs comme les monstres envahissant l'artwork (signé Nick Keller) de ce cinquième album.

Une illustration qui est un indice car s'il serait exagéré de parler de changement, la bande se montre ici sous son versant le plus death metal, donnant à ses culbutes une atmosphère de soufre et de nuit éternelle apportant un léger plus à cette nouvelle œuvre par rapport à celles la précédant. Plus une accentuation de ce qui pouvait déjà se ressentir dans ses essais antérieurs qu'une véritable nouveauté, ce raffinement ne dérange en rien la virilité exacerbée qu'aime transmettre Horn of the Rhino. Ainsi, la quasi-ballade « Deliverance Prayer » n'est pas là pour plaire aux minettes mais bien asseoir le mâle comme Roi, tant elle exsude une luxure, un charme ténébreux et menaçant faisant hérisser le poil d'un homme entrant avec peur dans le domaine d'un autre, bien plus puissant que lui.

Fier gardien de l'ultrametal, Horn of the Rhino continue de tabler sur ses plus beaux attributs, à commencer par la voix de Javier qui n'a jamais paru autant en verge qu'ici. Renouant avec la gouaille de Breed the Chosen One, le leader offre ici sa performance la plus mémorables entre cris affolés, sanguinaires (« Grim Foreigners » ; « Builder of Carrion Effigies »), et lignes de chants clairs enivrantes (« An Excess of Faith »). Personnelles et pourtant « metal » jusqu'au bout, ses vocalises restent, malgré de nombreuses rencontres, d'une puissance d'évocation qui envoie ces dix compositions (plus une piste cachée, située en soixante-sixième partie) loin du médiocre.

Pourtant, il est nécessaire de prévenir que cette heure risque de ne pas plaire à ceux ayant connu et adoré Horn of The Rhino avec Grengus. Moins rapide et directement prenant que son aîné, Summoning Deliverance table davantage sur la durée longue, un temps d'adaptation étant nécessaire pour assimiler ses virages entre titres bourrins et sulfureux et fausses accalmies plus séduisantes. Le tout pourra sembler au départ moins ravageur. Il n'en est rien, les Espagnols n'ayant pas perdu leur aura si particulière en créant des morceaux plus travaillés qu'auparavant. Ils ont simplement affermi leurs lignes, augmenté leurs traits déjà terriblement fermes et durs dans une chirurgie glauque où la nécrose des accents death metal ne fait qu'ajouter du charisme au trio.

Plus que jamais expert dans l'art de se sentir homme, Horn of the Rhino signe avec Summoning Deliverance un nouvel autel où ses amateurs trouveront à s'agenouiller, en secret, à milles lieux des autres lieux de culte plus affriolants car dans l'air du temps où défilent d'autres fanatiques. À chacun ses idoles. La mienne devient de plus en plus celle-ci, bellâtre, acrimonieuse et toujours en haut de la chaîne quand il s'agit de pratiquer ce rituel particulier de poser ses couilles sur la table. Merci et à bientôt les gars, je suis sûr que votre prochain album, sans rien changer de votre personnalité, sera au moins aussi bon !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

12 COMMENTAIRE(S)

Ikea citer
Ikea
10/04/2017 14:15
note: 8/10
Marrant, je l'ai réécouté ce matin ! Et totalement d'accord avec toi, un groupe beaucoup trop méconnu et qui a disparu trop vite...
Jean-Clint citer
Jean-Clint
10/04/2017 13:45
note: 8.5/10
Réécouté hier et encore plus déçu du split du groupe tant celui-ci possédait un talent et un savoir faire qui ne demandait qu'à exploser aux yeux du monde.

A la fois lourd, planant et terriblement addictif il est le testament d'une formation passée bien trop inaperçue
LANGOUSTE citer
LANGOUSTE
17/09/2015 21:44
note: 7.5/10
Bon ok, dans le genre ultrametal il poutre autant (voire plus, en fait) que le dernier HoF.
Ikea citer
Ikea
03/10/2014 06:37
note: 8/10
Streker a écrit : Où puis-je me le procurer ?

Via Doomentia : http://www.doomentia.com/releases.html

ou en contactant le groupe par mail à hornoftherhino@yahoo.es (ils sont un peu lents à répondre).

J'ai pris mon exemplaire chez doomentia et je ne suis pas déçu !
Streker citer
Streker
02/10/2014 22:20
Où puis-je me le procurer ?
Invité citer
Cyco
18/09/2014 01:15
C'est bon mhhh
LANGOUSTE citer
LANGOUSTE
17/09/2014 20:37
note: 7.5/10
La voix est ultra bandante c'est sûr, mais comme l'a prédit Ikea, en tant que fan de Grengus je n'arrive pas à rentrer dans celui-ci. Moins jouissivement débile que ne pouvait l'être Grengus par moments.
gulo gulo citer
gulo gulo
17/09/2014 19:57
note: 8/10
Tu es pas le seul... Javier a toujours été un trrrrrrès bon imitateur, très doué, et pas que de Cornell ; mais ici il fait mieux, et commence vraiment à sonner pleinement comme Javier.
Jimmy Jazz citer
Jimmy Jazz
17/09/2014 19:51
"Delivrance Prayer" Quelle voix !! Elle me fait un peu penser à celle de Chris Cornell de Soundgarden.
Ikea citer
Ikea
17/09/2014 19:09
note: 8/10
Jamais dit que ceux aimant Grengus allaient ne pas aimer celui-ci mais qu'il y avait un risque vu qu'ils sont un peu différents. On peut évidemment apprécier les deux (la preuve : j'aime aussi beaucoup Grengus). Tant mieux si ça plait sinon !
Invité citer
CORM
17/09/2014 18:49
wow en écoute là et... WOW.

Et je détrompe donc le mobilier suédois : j'adore GRENGUS et celui-là m'a l'air yummy.
Ikea citer
Ikea
17/09/2014 09:40
note: 8/10
Album désormais en écoute intégrale sur Bandcamp

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Horn Of The Rhino
Blackened Death/Doom/Rock
2014 - Doomentia Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (4)  8/10
Webzines : (12)  6.75/10

plus d'infos sur
Horn Of The Rhino
Horn Of The Rhino
Blackened Death/Doom/Rock - 2004 † 2015 - Espagne
  

tracklist
01.   Awaiting the Scourge
02.   Exvenhstench
03.   Onward through Domination
04.   High Priest
05.   Their Tombs
06.   Deliverance Prayer
07.   Drogg Öm Thraal
08.   Grim Foreigners
09.   Builder of Carrion Effigies
10.   An Excess of Faith

Note : L'album est composé de 66 pistes dont la dernière est une piste cachée.

Durée : 66 minutes 44 secondes

line up
parution
16 Août 2014

voir aussi
Horn Of The Rhino
Horn Of The Rhino
Grengus

2012 - Doomentia Records
  
Horn Of The Rhino
Horn Of The Rhino
Weight Of Coronation

2010 - Doomentia Records
  

Essayez aussi
Into Coffin
Into Coffin
Unconquered Abysses

2019 - Terror From Hell Records
  
Atriarch
Atriarch
An Unending Pathway

2014 - Relapse Records
  
Nightfell
Nightfell
A Sanity Deranged

2019 - 20 Buck Spin Records
  
Predatory Light
Predatory Light
Predatory Light

2016 - Invictus Productions
  
Dragged Into Sunlight
Dragged Into Sunlight
Hatred For Mankind

2011 - Prosthetic Records
  

Paradise Lost
Lost Paradise
Lire la chronique
Ascend
Ample Fire Within
Lire la chronique
Unearthly Rites
Tortural Symphony Of The Flesh
Lire la chronique
Bong-Ra
Esoterik
Lire la chronique
Witch's Hollow Festival
Belenos + Borgne + Ernte + ...
Lire le live report
Skeletal Spectre
Keeping The Cauldron Warm
Lire la chronique
Bong-Ra
Black Noise
Lire la chronique
Horion
Doom (EP)
Lire la chronique
Cult Of Occult
I Have No Name
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
StoneBirds
Perpetual Wasteland
Lire la chronique
Darkthrone
It Beckons Us All.......
Lire la chronique
Temple Of Void
The Crawl
Lire la chronique
Accept Death
Accept Death
Lire la chronique
God Against Humanity
The Judgement
Lire la chronique
Haunting The Castle VI
Mournful Congregation + Asc...
Lire le live report
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Urluk
Memories in Fade
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
Converge
Love Is Not Enough
Lire la chronique
Kraken Duumvirate
The Stars Below, the Seas A...
Lire la chronique
None So Live - Cyrptopsy / 200 Stab Wounds / Inferi / Corpse Pile
Lire le podcast
Breizh Death Metal Party 2 Live Report
Lire le podcast
Moloch
Bend. Break. Kneel. Crawl.
Lire la chronique
Gour
Tumultes (Démo)
Lire la chronique
Hexvessel
Nocturne
Lire la chronique
Fossilization
Advent Of Wounds
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Hexvessel
Polar Veil
Lire la chronique
Worm
Necropalace
Lire la chronique