chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
127 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Hooded Priest - The Hour Be None

Chronique

Hooded Priest The Hour Be None
On le sait le Doom est une musique très lente qui aime prendre son temps pour se développer, il était donc normal pour le quartet des Pays-Bas d’en faire autant avec son second album qui aura mis sept ans à voir le jour, et voit l’arrivée de deux nouveaux membres. Pendant cette période il ne s’est pas passé grand-chose pour lui, hormis un EP l’an dernier qui a servi de rampe de lancement à ce « The Hour Be None » qui ne comporte que cinq titres (plus une intro) mais dont le total dépasse en cumulé les trois-quarts d’heure. Autant dire qu’avec une durée moyenne de 9 minutes chacun d’entre eux va s’apprécier doucement, tranquillement et sans forcer, mais plus ou moins selon les goûts.

Car avec sa production très brute et live qui sonne très 70’s le combo a visiblement bouffé du BLACK SABBATH a très haute dose, cela se sent d’ailleurs dès les premières notes de « Call For The Hearse » vu qu’on retrouve ces notes minimalistes et très lentes qui ne sont pas sans rappeler celles du morceau éponyme du groupe à Ozzy Osbourne. Sauf que contrairement aux britanniques ici ça a du mal à démarrer, la faute à une répétition de l’ensemble et à une voix qui (d)étonne au départ (mais dont on va finir par s’habituer au fur et à mesure) mais qui donne l’impression d’être un peu hésitante, voir à certains endroits un peu à côté de plaque. Heureusement quand les néerlandais décident de varier un peu leur musique cela devient tout de suite plus agréable, ce qui est le cas avec la seconde moitié de ce morceau où la guitare se fait d’abord plus éthérée avant de s’alourdir puis d’élever légèrement le tempo, où l’on s’aperçoit que ce passage est plus intéressant que celui proposé au départ. Du coup on obtient un résultat sympathique même si ça traîne un peu en longueur, au contraire de « These Skies Must Break » qui ne connaît aucun passage à vide, et même si son introduction reprend les mêmes codes et idées que sur la compo précédente, la suite se fait plus Heavy, épique et remuante où l’on retrouve même quelques idées tirées ici et là des grands noms du Hard-Rock de la même décennie. Avec en prime quelques notes d’orgue et des cloches qui sonnent le glas en arrière-plan, ainsi que des moments plus énervés, on se retrouve du coup en présence du meilleur morceau de cet opus, qui a tout pour être redoutable sur scène. Si « Herod Again » reprend ce qui a été déjà entendu la magie ici opère moins, et malgré une indéniable envie de bien faire de la part des mecs le tempo comme l’accroche ne décollent pas, et finissent même par faire tomber doucement l’intérêt à la fin. Si « Locust Reaper » souffre lui aussi du syndrome de la répétition et de la durée excessive, il confirme en revanche que quand la bande se décide à alourdir sa musique et noircir son ambiance cela rend tout de suite mieux, que ce soit par le chant dont on finit par s’habituer à la longue, tout comme le jeu très simple des autres membres qui font dans le basique, sans chercher à aller plus loin.

Cependant si techniquement c’est efficace et sans fioritures on aurait aimé par contre que le son soit un peu plus puissant, ce qui aurait permis aux morceaux de gagner en force et en accroche, vu qu’à certains endroits c’est très léger, notamment la batterie qui rend certes bien (très stylée années 60 et 70) mais qui ne peut pas renforcer la lourdeur voulue par ses créateurs. Malgré cela ça n’est pas rédhibitoire comme en témoigne « Mother Of Plagues » qui clôt les débats en créant plusieurs parties distinctes, celles-ci débutent tout d’abord par un sentiment de froid et glace via une guitare légère et cassante, avant de s’alourdir tout en gardant un tempo bridé, ce dernier va cependant monter un peu en régime par la suite et se faire entraînant et remuant, afin de terminer le disque par une bonne note réussie et agréable, même si ça se finit de manière un peu abrupte et inattendue.

Même s’il comporte des défauts, des erreurs et une certaine inégalité et redondance tout au long de l’écoute, on est en présence d’un bon petit disque sympathique et agréable qui passe assez vite, malgré un étirement en longueur inutile et évitable. Cependant on a la sensation que les mecs ont un peu le cul entre deux chaises entre le Doom pur et dur et le Hard à l’ancienne, et quand on entend la différence de qualité et de plaisir entre chacun d’entre eux on se dit qu’il serait peut-être judicieux pour eux de privilégier le second au premier. Reste néanmoins de ce « The Hour Be None » un moment relativement agréable, qui ne restera pas dans la mémoire collective, mais qui aura au moins eu le mérite de faire parler de ces créateurs de manière assez positive, même si ça manque d’arguments pour en faire des noms reconnus et incontournables.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Hooded Priest
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (7)  7.55/10

plus d'infos sur
Hooded Priest
Hooded Priest
Doom - 2006 † 2022 - Pays-Bas
  

tracklist
01.   Dolent – Exiting The Real
02.   Call For The Hearse
03.   These Skies Must Break
04.   Herod Again
05.   Locust Reaper
06.   Mother Of Plagues

Durée : 46 minutes

parution
1 Décembre 2017

Essayez plutôt
Green Carnation
Green Carnation
A Blessing In Disguise

2003 - Season Of Mist
  
The Wounded Kings
The Wounded Kings
The Shadow Over Atlantis

2010 - I Hate Records
  
Neon Nightmare
Neon Nightmare
Faded Dream

2024 - 20 Buck Spin Records
  
Funeral
Funeral
Oratorium

2012 - Grau Records
  
Candlemass
Candlemass
Candlemass

2005 - Nuclear Blast Records
  

Shape Of Despair
Shades Of...
Lire la chronique
Witch's Hollow Festival
Belenos + Borgne + Ernte + ...
Lire le live report
Skeletal Spectre
Keeping The Cauldron Warm
Lire la chronique
Horion
Doom (EP)
Lire la chronique
Cult Of Occult
I Have No Name
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
StoneBirds
Perpetual Wasteland
Lire la chronique
Darkthrone
It Beckons Us All.......
Lire la chronique
Temple Of Void
The Crawl
Lire la chronique
Accept Death
Accept Death
Lire la chronique
God Against Humanity
The Judgement
Lire la chronique
Haunting The Castle VI
Mournful Congregation + Asc...
Lire le live report
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Urluk
Memories in Fade
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
Converge
Love Is Not Enough
Lire la chronique
Kraken Duumvirate
The Stars Below, the Seas A...
Lire la chronique
None So Live - Cyrptopsy / 200 Stab Wounds / Inferi / Corpse Pile
Lire le podcast
Breizh Death Metal Party 2 Live Report
Lire le podcast
Moloch
Bend. Break. Kneel. Crawl.
Lire la chronique
Gour
Tumultes (Démo)
Lire la chronique
Hexvessel
Nocturne
Lire la chronique
Fossilization
Advent Of Wounds
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Hexvessel
Polar Veil
Lire la chronique
Worm
Necropalace
Lire la chronique
20th Anniversary
Celeste + Ways.
Lire le live report
Self Hypnosis
Contagion of Despair
Lire la chronique
His Hero Is Gone
Fifteen Covnts of Arson
Lire la chronique
Sad Whisperings
The Hermit
Lire la chronique